Ticheabeav, le 9av: explications, lois et coutumes

août 12th, 2016

Le 9 Av (“Ticheabeav”) est le jour le plus triste du calendrier juif. Cinq catastrophes nationales s’abattirent dans le passé sur notre peuple.

Explications:

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En ce jour, la deuxième année après leur départ d’Égypte, les Enfants d’Israël se rebellèrent quand les Dix Explorateurs firent un rapport défavorable sur la Terre Promise. C’est dans la nuit de Tichea beAv qu’ils poussèrent leur terrible cri de révolte, refusant de poursuivre leur marche vers leur future patrie. Alors D.ieu décida que la vieille génération (de vingt ans d’âge et au-dessus) mourrait dans le désert au cours de quarante années d’errance (une année pour chacun des jours qui furent nécessaires aux Explorateurs pour accomplir leur mission). Seuls leurs enfants vivraient pour entrer en Terre Promise et en jouir.
Le Neuf Av, en l’an 3338, le premier Beth Hamikdache fut détruit par les armées de Néboukhadnétzar (Nabuchodonosor), roi de Babylonie.
Le même jour, en l’an 3828, le second Beth Hamikdache fut détruit par les légions romaines de Titus.
Quand, cinquante ans après, Bar Cokhba prit la tête de la révolte contre les Romains, dans une tentative de libérer le pays, c’est à Tichea beAv (en 3880) que la grande forteresse de Béthar tomba et fut détruite par les Romains, avec pour corollaire l’écrasement implacable de la rébellion.
C’est en ce jour fatidique de Tichea beAv que fut labouré le sol où s’élevait Jérusalem, et, sur la montagne, le lieu où se dressait le Beth Hamikdache.
En ce jour survinrent d’autres grands malheurs pour notre peuple, tels que l’expulsion des Juifs d’Espagne en 1492, ou l’expulsion des Juifs d’Angleterre en 1290. D’après les historiens, la Seconde Guerre mondiale et la Shoah furent les conséquences de la Première Guerre mondiale. Celle-ci avait débuté le 9 Av.

Lois et coutumes de Tichabeav:

PRIE PARTERRE
L’après-midi du 8 Av

La restriction relative à l’étude de la Torah – autre que celles des parties traitant de la destruction des Temples et d’autres sujets malheureux – débute à la mi-journée de la veille du jeûne (cliquez ici pour connaître les horaires exacts pour votre ville).

Le Ta’hanoune (prières de pénitence) est omis de la prière de l’après-midi, ainsi que des prières de Tichea beAv.1

Le dernier repas consiste en un oeuf bouilli et d’un morceau de pain trempé dans de la cendrePeu avant le début du jeûne, on consomme un « repas de séparation » (« séoudah hamafseket »). Ce triste repas n’est pas très copieux – il suit un repas plus abondant consommé un peu plus tôt.

La coutume est de prendre ce dernier repas assis par terre ou sur un tabouret bas. D’après certains, il y a un sens caché au fait de s’asseoir sur une natte ou une pièce de tissu plutôt qu’à même le sol. Il n’est pas nécessaire d’ôter ses chaussures avant de prendre ce repas.

Il consiste en un oeuf bouilli et d’un morceau de pain trempé dans de la cendre. Certains ont la coutume de manger des lentilles en signe de deuil.

On ne fait pas le zimoun avant de réciter les Grâces après le repas (birkat hamazone).2

Au coucher du soleil, les lois de Tichea beAv prennent effet (cliquez ici pour connaître les horaires exacts pour votre ville).

L’office du soir

À la synagogue, le rideau est retiré de l’Arche et les lumières sont diminuées. Après la prière du soir, on lit le livre des Lamentations de Jérémie (Meguilat Eikha). L’officiant lit à voix haute et l’assemblée lit lui à voix basse. Dans certaines communautés, les Lamentations sont lues par l’officiant dans un parchemin.3

PRIE

Les Lamentations sont suivies de la récitation de quelques brèves Kinot (élégies), de Véatah Kadoche (omettant le verset « Et ceci est Mon alliance »4) suivi du Kaddich (moins la strophe Titkabel,5 qui est également omise lors du Kaddich récité à la fin de la prière du matin).

Le matin de Tichea beAv

En rinçant rituellement vos mains le matin, ne versez de l’eau que sur vos doigts, jusqu’à leur jonction avec la paume de la main. Vous pouvez vous frotter les yeux avec vos doigts humides. Il n’est pas permis de se rincer la bouche ou de se brosser les dents jusqu’à la fin du jeûne.

Dans la mesure où nous ne portons pas de chaussures en cuir en ce jour, la bénédiction « Qui a pourvu à tous mes besoins » (chéassa li kol tsorki) – qui a pour principal objet de remercier D.ieu pour nous permettre de nous chausser – est omise.

La prière du matin est faite sans Talith ni Téfilines. Les Téfilines sont décrites comme notre « gloire » et le Neuf Av notre gloire est absente. Le Talith Katane est en revanche porté toute la journée.

Ceux qui suivent la coutume séfarade insèrent le passage aneinou dans la amidah du matin. La bénédiction des Cohanim est omise dans la répétition de l’officiant. On ne dit pas le Cantique du jour et Ein K’Elokeinou.

La lecture de la Torah du matin est Deutéronome 4,25-40 qui parle de la destruction de la Terre d’Israël. Un chapitre de Jérémie (8,13-9,23) qui évoque également la destruction est lu en tant que Haftarah.

Les Téfilines sont décrites comme notre « gloire » et le Neuf Av notre gloire est absente. Après la prière du matin, il est de coutume de lire les Kinot (élégies).

Le travail n’est pas interdit à Tichea beAv, mais déconseillé.
En ce jour, il convient de se concentrer uniquement sur le deuil et le repentir. Si on est obligé de travailler, il est préférable de commencer après la mi-journée.

Il est de coutume de donner plus à la charité lors de tous les jeûnes.

L’après-midi de Tichea beAv

Il est de coutume d’attendre la mi-journée pour commencer à préparer le repas de l’issue du jeûne. L’intensité du deuil diminue dans l’après-midi, comme l’exprime la levée de certaines restrictions.

Dès la mi-journée, il est de nouveau permis de s’asseoir sur des chaises et des bancs de hauteur normale.

De nombreuses communautés ont la coutume de faire le ménage et laver le sol après le milieu du jour, en signe d’anticipation de la Rédemption que nous attendons.

À la synagogue, le rideau est remis en place avant l’office de l’après-midi.

Les hommes mettent le Talith et les Téfilines pour la prière de l’après-midi. Avant de commencer l’office, il est de coutume de réciter les prières qui ont été omises de la prière du matin.

Beaucoup ont la coutume de faire le ménage et laver le sol après le milieu du jour, en signe d’anticipation de la RédemptionLa Torah est lue avant la amidah. La lecture est Exode 32,11-14 ; 34,1-10 et évoque comment, après l’incident du Veau d’Or, Moïse a intercédé auprès de D.ieu en faveur des Israélites jusqu’à obtenir Son pardon pour eux. Après la lecture de l’après-midi, la Haftarah des jours de jeûne est lue (Isaïe 55,6 à 58,8).

Les passages Na’hem (« Console les endeuillés de Sion ») et Aneinou sont ajoutés dans la amidah. (Remarque : Aneinou est récité seulement par ceux qui jeûnent.)

NOTE : Si le 9 Av tombe un Chabbat, auquel cas le jeûne est retardé jusqu’au 10, toutes les restrictions applicables à ces neuf jours sont observées pendant la nuit qui suit le jeûne, mais ils ne s’étendent pas au lendemain matin, le 11 Av.

CETTE ANNEE LE JEUNE DE TICHEABEAV COMMENCE DONC MOTZE SHABBAT

(samedi 13 août2016):
Ashdod: 19H28-19h52

source: http://www.fr.chabad.org

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